🎨 Exposition
Gratuit
Croix de bois, croix de fer
1 déc. 2026 → 3 févr. 2027
Sainte-Geneviève-des-Bois (91)
Qui n’a jamais collectionné des images, les accumulant dans un classeur ou un dossier numérique, avec la sensation qu’elles pourraient un jour former un récit ? Cette pratique de la collecte est au cœur du travail d'Anaïs Fontanges et de Matteo Louisy-Ravel.
🩻🪆« Croix de bois, croix de fer »
01.12.26—03.02.27
Anaïs Fontanges et Matteo Louisy-Ravel
📍 Espace Jacques Brel
Sainte-Geneviève-des-Bois
Horaires d'ouverture aux publics :
Du mardi au vendredi de 14h à 18h et les samedis de 10h à 13h et de 14h à 18h.
(Fermeture pendant les vacances de fin d'année).
📅📣Vernissage : Samedi 5 décembre, 14h-18h. Gratuit.
Pour leur première exposition dans un centre d'art en France, les deux artistes mettent en dialogue des images qui peuplent leurs collections respectives : le squelette, le gisant ou encore le soldat. Ces figures allégoriques traversent une multitude de registres visuels, de l'histoire de l'art à la culture populaire, en passant par les innombrables images qui circulent sur Internet. Elles appartiennent d’abord à un imaginaire familier, celui du jeu et de l’enfance : les petits soldats que l’on aligne, les figurines d’Halloween que l’on collectionne ou encore les jeux de stratégie comme Risk. Mais derrière ces formes ludiques se cachent des récits plus anciens et plus sombres. Le squelette, le gisant ou le soldat portent avec eux une histoire traversée par la guerre, la mort et la mémoire. Cette coexistence entre des sujets graves et leurs représentations ludiques nourrit la réflexion des artistes.
Réunissant dessins, sculptures et installations, l'exposition emprunte les codes de l'enfance pour mieux les détourner. Plusieurs maquettes invitent notamment à expérimenter les changements d'échelle, à manipuler un monde miniature ou à rejouer des logiques de stratégie et de mise en scène. L'exposition ne cherche ni à condamner ni à rassurer. Elle laisse cohabiter l'attirance et le malaise, la douceur du jeu et la violence des images. Car pourquoi les squelettes nous amusent-ils autant ? Pourquoi les soldats deviennent-ils des jouets ? Que racontent ces images que nous manipulons depuis l'enfance sans toujours les regarder vraiment ?